Vincent Caderby, un Avironnais célèbre, mais pas reconnu par le maire

Capture vincent caderby

Article paru ce jour dans le Journal de 'Ile 

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Photo Journal de l'Ile du 30 août 2015

Le jour de l'ile de ce dimanche 30 août 2015 rend hommage à un Avironnais célèbre, disparu en 1985. Vincent CADERBY était un chanteur qui a manqué son époque.

Je regrette qu'aucune rue ou aucun équipement culturel ne porte son nom à ce jour aux Avirons. En 2003, en collaboration avec l'association Avirons Jeunes, j'ai impulsé une action sur l'histoire de cet acteur culturel Avironnais, dont une grande partie de la famille réside aux Avirons.

Je propose que le nom de Vincent CADERBY soit inscrit à un bâtiment culturel et à une rue de la ville. Aussi, son parcours doit être retracé auprès des jeunes Avironnais dans le cadre d'une démarche autour de notre patrimoine culturel.

Jean Daniel DENNEMONT

Article du Journal de l'Ile paru ce dimanche au sujet de Vincent CADERBY :

"Demain lundi 31 août, cela fera exactement 30 ans que le chanteur Vincent Caderby quittait notre monde pour le paradis des musiciens. Né dans une famille modeste aux Avirons, Vincent a néanmoins passé une enfance heureuse et insouciante avec le football comme activité principale de ses loisirs en même temps que la musique péi qu'il écoutait à la radio ou avec les orchestres en cuivre qui animaient les fêtes et kermesses de son village autour d'un carrousel.Après son service militaire à Madagascar, il rêve de devenir chanteur et de découvrir le monde. C'est ainsi qu'il enregistre ses deux premiers 45 tours "Séga Bourbon" et "Séga cosmos" chez Soredisc en 1963.

Pour satisfaire ses envies de voyages, il choisit la mobilité après avoir réussi un concours de la Poste en 1964. Destina-tion Paris où il réalisera ses projets d'auteur- compositeur interprète et où il rencontrera la femme de sa vie, Marie-Thérèse, la maman de son fils unique Willy Caderby, l’actuel responsable de Ric Événement à qui l'on doit, entre autres, l'organisation des concerts "Met Sa Ho". C'est donc pendant son séjour de presque 15 ans en métropole que Vincent Caderby va enregistrer la quasi-totalité de sa production discographique à compte d'auteur facilitée par les gains d'un tiercé dans l'ordre en 1970 ! C'est ainsi qu'il a trouvé sa place dans le paysage musical de son île natale. Comme il avait la passion des voyages, ce fut une des principales sources d'inspiration de ses ségas et boléros aux titres significatifs comme "Amsterdam Rotterdam", "Les îles sœurs", "La tour Eiffel", "Mon rêve c'est l'Amérique", "Séga Tahiti", "La ville Tananarive"… En 1977, Vincent Caderby obtient sa mutation à La Réunion et il s'installe avec sa famille à Saint-Paul. On l'a donc souvent entendu au micro et aussi dans les jurys des concours de chant, et il a rejoint Noël Caro dans l'Association de Défense des Auteurs Compositeurs Interprète de la Réunion (Adiacre) à l'initiative de la création de l'antenne régionale de la Sacem dans le département. Vincent Caderby s'est éteint à 49 ans emporté par la maladie, le seul combat qu'il ne pouvait pas gagner car tout au long de sa vie d'homme et d'artiste, il s'était toujours dressé avec succès contre l'injustice dans le souci de faire respecter la loi pour tous. Il nous reste de lui l'image de celui qui aimait regarder au-delà de l'horizon pour rêver de voyages et de rencontres avec les hommes des autres nations."

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