Santé publique

Rubrique "santé publique" qui concerne les réunionnais.

Les vraies préoccupations des réunionnais

Ces élections législatives sont l'occasion pour nos futurs députés réunionnais de défendre ardemment les préoccupations de notre population. Nos concitoyens souffrent d'un pouvoir d'achat qui se réduit, des demandes d'emploi en augmentation, des difficultés pour obtenir un logement social ou acheter un morceau de terrain, de payer certains frais liés à la santé qui ne sont pas pris en charge par la sécurité sociale, de l'absence de couverture médicale la nuit, des délais de carence pour le versement des ASSEDIC ou de l'allocation logement, des difficultés à se nourrir au quotidien,du plafond trop bas pour être éligible à la CMU complémentaire,... Voilà une réalité vécue par beaucoup de réunionnais.

Le rôle du député  sera de faire des propositions pour que la situation de notre population s'améliore. Les préconisations qui me semblent prioritaires :

- Supprimer le délai de carence lors du versement des ASSEDIC et de l'allocation logement. Parallèlement, réétudier la question du versement de la caution qui  grève d'emblée sérieusement le budget des ménages.

- Assurer une meilleure prise en charge des frais liés à la santé insuffisamment couverts, mais devenus nécessaires tels que les frais d'orthodontie, les frais d'optique, les frais dentaires,...

-Permettre une meilleure couverture médicale la nuit. Cette proposition offrirait une amélioration de la qualité des soins. De plus, l'affluence aux urgences hospitalières est un réel problème.

- Créer les conditions pour permettre les plus pauvres d'accéder à un logement décent. Trop de conditions empêchent ceux qui ont moins de moyens d'être retenus lors des attributions en commission logement.

- Supprimer le délai d'un an d'inscription au Pôle Emploi pour bénéficier d'un un contrat aidé,...

Mon expérience d'élu de terrain, connaissant les réalités locales, m'amène à faire ces quelques suggestions en faveur de l'amélioration de la qualité de vie de nos compatriotes. J'espère que nos sept députés s'empareront de ces questions essentielles.

Aux élus réunionnais de faire du lobbying  pour être plus efficace demain afin d'apporter des réponses aux problématiques locales.

Jean Daniel DENNEMONT

Lettre ouverte de Philippe Régnier à Mme la ministre de la santé



Madame la ministre,
Comment osez-vous vous mentir à vous-même et par la même occasion nous mener en bâteau sur le tabac. 

Je me permets de vous rappeler qu'en février de cette année,un membre de votre équipe m'a reçu à la Nordev: je lui ai présenté mon plan antitabac et pour réponse j'ai eu: "nous préférons augmenter les cigarettes"!!!!!!!! Et j'ai répondu: bien sur pour remplir les caisses de l'état. 

Pour moi, la cigarette électronique est la moins pire des solutions (jusqu'à preuve du contraire).  Les patchs, bien que faisant gagner beaucoup d'argent aux pharmaciens et aux laboratoires, a des effets extrêmement nocifs sur le coeur entre autre. 

Les photos sur les paquets de cigarettes sont de la poudre aux yeux car personne ne les regarde!!!! Je vous ai proposé mes propres photos montrant la dégradation physique en 6 mois: aucune réponse. 

J'ai proposé d'aller gratuitement dans les écoles pour montrer les dégâts du tabac: là aussi Rien!!!!! 

Lors de mon tour de l'île en fauteuil roulant, le fait de montrer mes photos à aider des dizaines de personnes à cesser de fumer. 

Ce qui est beaucoup plus grave c'est que vous continuez à autoriser les manufactures à vendre des cigarettes de plus en plus proches de la drogue avec tous les produits qu'il y a dans une cigarette: benzène, ammoniaque, gasoil etc etc etc. 

Quand allez-vous taper du poing sur la table et prendre les bonnes décisions? Savez-vous le calvaire que nous vivons tous les jours? NON 

Je reste toujours à votre entière disposition et je continue le combat avec mes minuscules moyens. 

cordialement 
  
Philippe Régnier

La qualité de l'eau se dégrade au Tévelave

Ce mardi 3 juin 2014, la Cise Réunion indique que la qualité de l'eau est dégradée aux Avirons, sur les secteurs suivants : lotissements Miel Vert et La Forêt, chemin des Longozes, chemin Maurer, chemin Parc à Mouton et l'ensemble des voies adjacentes. Les abonnés constatant la dégradation de la qualité de l'eau doivent utiliser de l'eau embouteillée pour la boisson et la préparation des aliments ou à défaut de la filtrer et de la faire bouillir pendant 3 minutes. 

Ce type de communiqué devient une habitude. Le prix de l'eau au Tévelave est équivalent à l'ensemble de la commune. Par conséquent, Les habitants du Tévelave devrait avoir une eau de qualité, c'est à dire l'eau potable.

Cette situation a des conséquences sur le budget des familles du Tévelave puisqu'il faut régulièrement acheter de l'eau minérale pour éviter  de problèmes de santé. 

La négligence du maire dans ce dossier explique ces dégradations à répétition de la qualité de l'eau, en période pluvieuse notamment.

Les produits alimentaires en outre-mer sont plus sucrés

Le guadeloupéen Victorin Lurel, vice-président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, a déposé le 9 juin dernier un texte de loi sur les produits distribués dans les Dom-Tom, dont la teneur en sucre est supérieure à celle des mêmes produits distribués en France hexagonale. "Une loi visant à interdire aux industriels de l'agroalimentaire de distribuer des produits dont la concentration en sucre est supérieure à celle du même produit de même marque vendu en France hexagonale".

Le ministre de la santé, Xavier Bertrand n'est pas favorable à une  loi "d'exception" pour l' Outre-mer. Il préfère aborder la question de  de l'obésité, en se  remettant aux directeurs des Agences régionales de Santé (ARS) ultra-marins afin qu'ils engagent avec les fabriacants des discussions pour baisser la teneur en sucre des produits, pour être équivalent à la métropole. Par exemple,  un yaourt vendu dans les Dom contient en moyenne 5 grammes de glucides en plus par pot de 125 grammes que sur le même produit vendu en France métropolitaine.

La démarche du député va dans le bon sens. Il y a des mesures courageuses à prendre pour réduire la consommation de produits sucrés surdosés. Je vois mal comment les directeurs d'ARS pourront techniquement imposer un cadre aux industriels de l'agro-alimentaire. Il y a des moments où l'intervention de l'Etat peut contribuer à veiller à améliorer la santé de ses concitoyens. A la Réunion, où les problèmes d'obésité, de diabète et d'hypertension se posent avec plus d'acuité qu'en France hexagonale, il est nécessaire d'agir en légiférant la proposition de loi de du député guadeloupéeen, Victorin Lurel.

Jean-Daniel DENNEMONT


La nécessité de reconnaître le chik en affection longue durée (ALD)

La crise sanitaire qui a frappé la Réunion en 2005 et en 2006 a encore des conséquences aujourd'hui, et peut être pour toujours chez certaines victimes du chikungunya. A cette époque, la Réunion avait baissé sa garde en matière de lutte anti-vectorielle. Beaucoup de réunionnais ont été touchés, et certains ont aujourd'hui une maladie invalidante. D'après une étude de Téléchik parue en 2011, le nombre de malades chroniques était encore très élevé, même si la tendance est à la baisse sur le long terme.

D'après une jurisprudence, le chikungunya est reconnu comme accident du travail. Cette reconnaissance devrait s'inscrire aussi en tant qu'affection longue durée (ALD). Aussi, toute une batterie de mesures devraient être pensée sous la forme d'aide ménagère ainsi qu'un suivi social et psychologique, pertinent des personnes malades.

Jean-Daniel DENNEMONT