NON à un incinérateur à Bois-Blanc

« Deux incinérateurs et un traitement des déchets à un milliard d’euros »
« Le plan proposé par le CG de La Réunion semble être un "copier/coller" de celui d'autres régions ou départements, en ce qu'il propose -parmi d'autres filières- des "Unités de Valorisation Energétique" (UVE), qui ne sont rien d'autre que des incinérateurs couplés thermiquement aux habitations les plus proches, permettant à celles qui sont équipées en chauffage central d'économiser du fuel ».
 
 
« Deux incinérateurs et un traitement des déchets à un milliard d’euros »
« Une telle mesure sur une île tropicale est une aberration, le chauffage central ne pouvant être intéressant que dans certains "écarts" et pas en toute saison. 
 
Un incinérateur même s'il produit "moins de dioxines", en produit toujours trop, et en matière de santé publique, seule la tolérance zéro est admissible, tout autre choix s'assimilant à un empoisonnement de la population et se révélant irresponsable. 
 
Le vocable "non dangereux" est trompeur, car si les déchets ne sont pas triés correctement, ils sont forcément dangereux (dioxines mais aussi métaux lourds etc). 
 
La terminologie de "tri mecano biologique" (TMB) est également trompeur car ce système de tri par un "viseur optique" met du coté "biologique" tout déchet de couleur verte, y compris des batteries, conteneurs de liquides etc. pourvu qu'ils aient les couleurs du végétal. 
  
D'après l'argumentaire du Conseil Départemental les chiffres: le coût des deux installations pour les contribuables s'éléve à 724.000.000 €uro, oui, 724 millions €uro plus la prévention, les centres de tri et la collecte: 285.000.000€, soit un total de plus d'un milliard d'€uro 
  
il ne faut pas oublier en plus de tout ça le cout de l'exploitation “BASSIN SUD-OUEST 60 M€/an BASSIN NORD-EST 56M€/an” 
  
Coûts d’exploitation du"scénario" retenu 116 Millions € H.T./par an 
  
La prise en charge des coûts 
  
Les actions prévues dans le Plan, s’inscrivent tout d’abord dans une perspective de diminution des quantités de déchets à la charge des collectivités. Comme indiqué précédemment, le monde économique est le plus grand producteur de déchets non dangereux du territoire : il lui appartient de prendre en charge les coûts de la gestion des déchets qu’il produit selon les modalités réglementaires existantes en la matière (acquittement de la redevance spéciale, partenariat public/privé,…) c'est à dire les contribuables et le "partenariat public/ privé" ça veut dire le bénéfices aux privés et le déficit au public, donc à combler par nous: les citoyen contribuables. 
  
Le projet d’implantation d’incinérateurs à la Réunion, inclus dans le projet multi-filières, est un danger pour la santé et l’environnement par la production des déchets toxiques (émanations, résidus, filtres à détruire…), un gouffre financier qui va engager les collectivités sur plusieurs décennies. 
 
Ce projet n’incitera pas à réduire la surconsommation et les déchets qui en découlent, il sera un frein aux nombreuses alternatives crédibles comme le recyclage, qui seraient grandes pourvoyeuses d’emplois pérennes pour La Réunion pour les années à venir. 
 
Le Conseil d'Europe a voté l’interdiction d'incinération pour les matières recyclables (80% de nos déchets)dès 2020, pourquoi La Réunion devrait-elle s’engager dans cette voie dangereuse, néfaste et complètement dépassée que tant de pays ont arrêté. 
  
L'objectif zéro déchet est de réduire les déchets à la source, ce qui est possible, puisque déjà réalisé en certains endroits, et incompatible avec le besoin croissant en déchets occasionné par la solution "multifilière" proposée. 
 
NON aux incinérateurs et au gaspillage, mais OUI au recyclage, à la réutilisation et réparation. Nos déchets sont un bien commun et une source de matières premières à valoriser, car créatrice d'emplois perènes et utiles tout en respectant notre nature. 
  
Les procédés à base de chaux vive, quel que soit leur nom et quel que soit le bénéfice financier qu'ils produisent sur certaines entreprises, ne peuvent être mis en place sans rejet dans l'atmosphère de grandes quantités de carbone (au moment de la fabrication de la chaux) et contribuent donc de manière inadmissible, au réchauffement climatique. 
 
Pour traiter 15 tonnes de déchets il faut 3 tonnes de chaux. Or, l'extraction de la chaux est énergivore, elle contribue à rejeter du CO2 dans l’atmosphère et par conséquent contribue à l’effet de serre. 
 
C'est d'autant plus vrai à la Réunion qui est une île volcanique totalement dépourvue de calcaire, qu'il nous faudra donc importer. La production de chaux à partir de ce calcaire nécessite ensuite un four, donc de l’énergie pour casser la molécule de calcaire alors que nous avons très peu de ressources propres d’énergie sur notre île. 
 
Les résidus du procédé devront être incinérés, car les agriculteurs locaux refuseront ce produit d'épandage au motif de sa trop grande richesse en nickel. De plus, le traitement par le calcaire "tue" les fermentescibles donc il n'y a plus aucune méthanisation ». 
  
  Mardi 7 Juillet 2015
Le "Collectif Zéro Déchet" membre de "Zéro Waste France"

Incinérateur

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