Le policier incendiaire sera jugé en appel

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Le policier incendiaire sera jugé en appel

  • Clicanoo.com
  • publié le 7 octobre 2014
  • 05h43

Condamné pour avoir mis le feu à son véhicule et simulé son agression en mai 2013, un ex-policier a fait appel du jugement du tribunal correctionnel (photo d'illustration).

ÉTANG-SALÉ

Reconnu coupable d'escroquerie et de dénonciation mensongère ayant entraîné des recherches inutiles, l'ex-policier de la Bac de Saint-Pierre impliqué dans l'incendie volontaire de son véhicule sera bien jugé en appel. Il y a quelques jours, son avocat, le bâtonnier George-André Hoarau, a interjeté appel du jugement récemment prononcé par les magistrats du tribunal correctionnel de Saint-Pierre.

Le 25 septembre dernier, ces derniers avaient condamné le fonctionnaire de police à 5000 euros d'amende et l'inscription de cette peine sur le bulletin n°2 du casier judiciaire de l'intéressé. C'est cette seconde décision des juges qui a mené la défense à saisir la cour d'appel dans le but de "sauver l'emploi" de l'intéressé selon le ténor du barreau saint-pierrois.

L'inscription au casier B2 dans le viseur

Poursuivi pour avoir volontairement incendié sa voiture et dénoncé une agression fictive auprès des gendarmes de l'Etang-Salé en mai 2013, le fonctionnaire avait déposé plainte pour violences en réunion et dégradation volontaire. Son assurance saisie suite à ce sinistre, l'intéressé avait été indemnisé à hauteur de 29000 euros avant que le pot aux roses ne soit découvert par les enquêteurs en septembre de la même année. À la barre du tribunal correctionnel, ce père de famille avait reconnu l'intégralité des faits et expliqué avoir "agi dans un autre état" évoquant, à ce titre, des problèmes relatifs à la consommation de son véhicule. Suspendu de ses fonctions à titre provisoire après la révélation des faits, l'ex-policier espérait voir cette condamnation ne pas apparaître sur son casier judiciaire d’autant que sa société d’assurance ne s’est jamais portée partie civile dans ce dossier. En vain. Ce n'est donc pas sur la culpabilité de l’intéressé qui est au coeur de cette procédure en appel mais bien l’inscription de cette condamnation - au casier judiciaire - qui hypothèque clairement ses chances de réintégrer un jour la police. C'est désormais aux magistrats de la cour d'appel de statuer sur ce point.

L.R.



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