Insécurité

Face à la montée de l'insécurité et au malaise social, le maire n'assume pas ses responsabilités!

La commune des Avirons s'est illustrée durant des années par sa tranquilité. Depuis quelques temps, nous ne pouvons plus en dire autant puisque plusieurs faits inquiétants sont venus perturber ce calme et ce climat de sécurité qui y régnait.

Le constat est sans appel :

- une montée des cambriolages dans les lotissements.

- des agressions devant le lycée des Avirons, avec à son apogée la violence d'un garçon qui a frappé son ex-copine.

- un drame familial qui s'est déroulé le 1er novembre. 

- des femmes qui nous disent être victimes de la violence de leur mari.

- des habitants des Avirons sont victimes des menaces régulières d'un voisin.

- fugue sur plusieurs jours d'une jeune fille.

Dans le même temps pour la première fois de l'histoire de la ville des Avirons, des jeunes se regroupent pour contester une décision du conseil municipal et dire : utilisons mieux l'argent des contribuables et aidons une jeunesse qui veut du travail.

Voilà autant d'éléments qui démontrent qu'il existe un malaise social. Le maire des Avirons s'est toujours réfugié derrière l'adage : "Vivons cachés, vivons heureux". Au regard de son attitude j'ajouterai : "Afin de cacher la vérité".

En se voilant la face, et en faisant croire que tout va bien, nous n'apportons pas de solutions à un mal être social. Devant un tel constat, l'autorité municipale aux Avirons démissionne.

Le maire, officier de police judiciaire, chargé de la sécurité sur la ville, a fait preuve de défaillance eu égard aux actes graves qui se sont déroulés sur le territoire communal.

Que ce soit dans le drame familial de la Ravine-Sèche, dans l'affaire du Cabris pendu, lorsque la population est victime de dégradation matérielle ou de violences physique ou de la fugue d'une jeune fille sur plusieurs jours...Toutes ces affaires ont été traitées avec légèreté par le maire des Avirons. Les victimes n'ont pas eu le soutien escompté du premier magistrat. Bien au contraire, il a été incapable de mobiliser les services municipaux pour aider une famille à rechercher une adolescente disparue sur plusieurs jours, alors que dans la commune voisine de Saint-Leu, le maire avait déclenché une intervention de la police municipale. S'agissant des voisins malmenés par un individu qui perturbe la tranquilité du quartier, il a été dans l'incapacité d'agir. Lors de la manifestation des jeunes un jour de conseil municipal, il a préféré l'arrogance et l'insolence au lieu de venir discuter avec eux.

Autre élément qui vient corrober cette défaillance, c'est l'incapacité du maire à conserver la gendarmerie des Avirons. Celle-ci est aujourd'hui installée à l'Etang-Salé. Celle des Avirons est maintenant une annexe. Elle reçoit le public deux jours par semaine, le lundi et le vendredi. Cela s'est fait en catimini, les gens ne sont pas encore au courant, sauf ceux qui ont eux à faire aux services afférents. Les avironnais doivent descendre à l'Etang-Salé lorsqu'ils doivent déposer une plainte ou rechercher de la protection lorsqu'ils sont victimes d'une agression, d'une dégradation matérielle ou d'un vol. De même une présence sur le territoire est beaucoup plus rassurant pour nos personnes âgées.

Je n'accepte pas de voir la gendarmerie des Avirons disparaître du champ de la sécurité alors que d'autres villes disposant d'une population moins nombreuse conservent la gendarmerie sur leurintercommunal basé  dans la ville voisine. A titre d'exemples :

- Les Avirons               : 10608 habitants= départ de la gendarmerie à l'Etang-Salé

- Entre-Deux                : 6263 habitants = une gendarmerie

- Plaine des Palmistes  : 5550 habitants = une gendarmerie

La ville des Avirons régresse en termes d'outils pour la sécurité des avironnais au moment où le climat social se détériore. Cette incapacité du maire à défendre les intérêts de la commune est une évidence implacable. Après le collège et la route des Tamarins où l'entrée est à l'Etang-Salé, c'est maintenant au tour de la gendarmerie à glisser sur la ville voisine. Nous subissons de plein fouet le manque d'investissement personnel du maire.

 A l'image de la politique du maire, la gendarmerie des Avirons devient un espace dortoir pour les gendarmes. Je n'accepte pas cet état de fait.Ce qui a été construit par les Avironnais depuis très longtemps s'effiloche.

Parallèlement, la police municipale des Avirons ne dispose pas des moyens nécessaires vu l'accroissement de la population et des problèmes d'insécurité en cours depuis quelques temps. Actuellement ce service est déployé essentiellement à des tâches administratives. Le manque d'effectif renforce ce sentiment de désintérêt envers la protection des personnes les plus vulnérables résidant aux Avirons. Ce service fonctionne souvent dans l'illégalité, car toute intervention doit se dérouler en binôme.

Face  à l'inaction du maire et sa façon de prendre à la légère ces questions essentielles, je fais des propositions concrètes pour améliorer la sécurité des Avirons et répondre à ce mal être qui existe aujourd'hui :

1- Je demande à l'Etat de remettre aux Avirons la brigade de gendarmerie à temps plein.

En ce sens, j'interviendrai auprès de la préfecture de la Réunion et de la gendarmerie nationale pour mettre un terme, à ce qui est pour moi une injustice.

2- Je propose une politique de prévention et de médiatisation envers les jeunes et les familles afin d'éviter des situations de détresse.

Pour cela, je préconise une intervention efficace sur le territoire :

- Le renforcement de l'effectif de la police municipale avec des moyens d'action pour pouvoir être opérationnel. Reconcentrer leurs missions à des tâches de prévention et de protection des avironnais.

- Conformément à la loi du 5/3/2007, toutes les communes de plus de 10 000 habitants doivent disposer d'un CLSPD (Contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance). Je dis simplement qu'il ne faut pas attendre que la situation s'aggrave pour agir et prévenir. Je saisis ce moyen pour développer des actions de prévention et de liens sociaux dans notre ville. Malheureusement le maire n'est pas en phase avec son temps.

- La mise en place d'une maison de la famille, sorte de guichet unique destiné à gérer un réseau de parents acteurs et de lieu d'information et de soutien aux familles en détresse. Cette maison de la famille pourrait s'installer dans les anciens locaux de l'ARAST, historiquement dédiés à ces femmes rencontrant des difficultés.

3- Une meilleure connaissances de leurs droits et leurs devoirs, afin aussi de bénéficier du meilleur accompagnement juridique dans leurs démarches. 

En ce sens, il me semble opportun d'installer une maison de justice et du droit sur le territoire. C'est une question de volonté politique. Une commune comme l'Entre-Deux dispose de cet outil! Cette maison de la justice et du droit viendrait aider nos familles lors de litiges entre voisins, de problèmes familiaux,...

Quand on prend des fonctions, c'est pour les assumer. Le maire des Avirons a montré ces dernières semaines sa passivité et ses limites dans des dossiers essentiels et lors de problème apparus sur la commune. Face à l'inaction, je formule des propositions concrètes.